Fiche Google d'un restaurant : le guide complet, étape par étape
Votre fiche Google est le premier écran que voit un client. Voici comment la revendiquer, la remplir correctement, et les six réglages que presque personne ne fait.
Quand quelqu'un cherche un restaurant sur son téléphone, il ne voit pas votre site. Il voit un encadré avec votre nom, une note sur cinq, des photos, vos horaires et deux boutons : appeler et itinéraire. C'est votre fiche Google, et pour la plupart de vos clients, c'est votre établissement.
Cette fiche est gratuite. Elle est souvent mal remplie, et presque toujours à moitié vide. Voici comment la traiter sérieusement en deux heures, une bonne fois.
Vérifier si elle existe déjà
Neuf fois sur dix, elle existe. Google crée automatiquement des fiches à partir de données publiques, et n'importe quel client a pu en créer une en ajoutant votre restaurant sur Maps.
Tapez le nom de votre établissement suivi de votre ville dans Google. Si un encadré apparaît à droite sur ordinateur, ou en haut sur téléphone, la fiche existe. Cherchez la ligne « Vous êtes le propriétaire de cet établissement ? ». Si elle est là, personne ne l'a revendiquée et elle vous attend.
Si vous ne trouvez rien, créez-la depuis Google Business Profile avec le compte Google de l'établissement, pas votre compte personnel. Ce détail compte le jour où vous vendez le fonds ou changez d'associé.
Les champs qui pèsent vraiment
Tous les champs ne se valent pas. Par ordre d'importance réelle :
La catégorie principale. C'est le champ le plus déterminant de toute la fiche, et celui que les gens remplissent le plus vite. « Restaurant » est un choix paresseux. « Restaurant français », « Pizzeria », « Crêperie », « Bar à vins » vous font apparaître sur des recherches plus précises et moins concurrentielles. Ajoutez ensuite deux ou trois catégories secondaires, pas quinze.
Le nom. Votre nom d'enseigne, exactement comme sur votre devanture. Pas « Chez Lucie, meilleur restaurant de Nantes, cuisine du marché ». Bourrer le nom de mots-clés est une infraction aux règles de Google, et une raison classique de suspension de fiche.
Les horaires. Les vrais, y compris la coupure de l'après-midi. Et surtout les horaires exceptionnels : jours fériés, congés annuels, fermeture pour travaux. Un client qui trouve porte close à cause d'horaires faux laisse un avis à une étoile, et cet avis reste des années.
Le téléphone. Le numéro sur lequel quelqu'un décroche pendant le service. Pas un mobile personnel.
L'adresse. Avec le bon numéro de rue. Placez le repère exactement sur votre porte, pas au milieu de la rue : sur Maps, cinquante mètres d'erreur envoient les gens chez le voisin.
Les six réglages que presque personne ne fait
Ce sont eux qui creusent l'écart avec le restaurant d'en face.
Les attributs. Terrasse, accessible en fauteuil, végétarien, sans gluten, chiens acceptés, réservation conseillée, wifi. Ils alimentent les filtres que les clients utilisent sur Maps. Cocher « végétarien » vous fait apparaître dans une recherche où vous étiez invisible.
Le menu. Google permet de saisir la carte, plat par plat, avec les prix. Fastidieux, une heure de travail, et ça alimente les recherches du type « tartare Nantes ». Si vous avez un site, indiquez plutôt l'adresse de votre page carte : Google la lit et se met à jour tout seul.
La zone de description. 750 caractères. Écrivez-les en français simple, en nommant votre cuisine, votre quartier et ce qui vous distingue. Pas de slogan creux.
Les photos, dans le bon ordre. Google affiche d'abord les plus récentes et les plus cliquées. Mettez en ligne dix à quinze photos : la façade, la salle, trois ou quatre plats, l'équipe. Et rajoutez-en une ou deux par mois. Une fiche dont les photos datent de 2021 envoie un signal d'abandon.
Les questions et réponses. N'importe qui peut poser une question publique sur votre fiche, et n'importe qui peut y répondre, y compris de travers. Posez vous-même les cinq questions qu'on vous pose au téléphone, et répondez-y. « Faut-il réserver le samedi soir ? » « Avez-vous un menu enfant ? » C'est autorisé et c'est utile.
Le lien de réservation. Si vous prenez les réservations par téléphone uniquement, dites-le. Si vous avez un formulaire sur votre site, mettez-le. Un bouton « Réserver une table » sur la fiche transforme beaucoup mieux qu'un numéro.
Le lien entre la fiche et le site
Une fiche sans site fonctionne. Une fiche avec un site fonctionne mieux, pour une raison mécanique : Google recoupe les informations. Quand votre nom, votre adresse et votre téléphone sont identiques sur votre fiche et sur votre site, Google gagne en certitude, et la certitude se paie en position dans les résultats.
L'inverse est vrai aussi : une adresse écrite « 5 rue des Halles » d'un côté et « 5 r. des Halles, 44000 » de l'autre, un vieux numéro de téléphone qui traîne sur une ancienne page, et vous vous tirez une balle dans le pied sans le savoir.
Si vous voulez voir ce que donne un site relié correctement à une fiche Google, notre démo Chez Lucie est en ligne, et vous pouvez la modifier vous-même.
Ce qu'il faut faire lundi matin
- Cherchez votre restaurant sur Google et revendiquez la fiche si ce n'est pas fait.
- Changez la catégorie principale pour la plus précise qui soit vraie.
- Corrigez les horaires, y compris les fermetures à venir des trois prochains mois.
- Mettez dix photos, prises cette semaine.
- Cochez tous les attributs qui vous correspondent.
Comptez deux heures. C'est le meilleur rapport travail sur résultat de toute votre communication, et ça ne coûte rien.
Et ensuite
Une fiche bien remplie vous fait entrer dans la course. Ce qui vous fait gagner des places ensuite, ce sont les avis, leur fraîcheur, et le fait que vos informations soient confirmées ailleurs sur internet.
Nous avons compté, ville par ville, combien de commerces n'ont aucun site pour appuyer leur fiche : les chiffres sont là. Dans la plupart des villes françaises, c'est près de quatre restaurants sur dix.