J'ai une page Facebook, ai-je vraiment besoin d'un site ?

La question se pose sérieusement, et la réponse n'est pas automatiquement oui. Voici les cinq situations où une page suffit, et les cinq où elle vous coûte des clients.

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C'est l'objection la plus fréquente, et elle est légitime. Une page Facebook est gratuite, vous savez vous en servir, vos clients sont dessus. Alors pourquoi payer pour autre chose ?

Répondons honnêtement, en commençant par les cas où vous avez raison.

Les cas où votre page suffit

Vos clients sont tous des habitués du quartier. Un tabac, une boulangerie de village, un bar de comptoir : les gens passent devant tous les jours, ils n'ont jamais eu besoin de vous chercher.

Vous avez une communauté vivante. Si vos publications font trente commentaires, votre page est un vrai canal, pas une vitrine morte.

Votre activité repose sur la spontanéité. Un food truck qui change d'emplacement, un bar qui annonce ses concerts : Facebook est fait pour ça, un site l'est moins.

Vous êtes complet en permanence. Si vous refusez du monde, votre problème n'est pas la visibilité.

Vous n'avez le temps de tenir qu'une seule chose. Une page tenue vaut mieux qu'un site et une page à moitié abandonnés.

Si vous vous reconnaissez dans trois de ces cinq points, gardez votre argent. Vraiment.

Les cas où elle vous coûte des clients

Quand quelqu'un vous cherche sur Google. C'est le point central. Une page Facebook remonte rarement bien sur une recherche du type « crêperie [votre ville] ». Google affiche d'abord ses propres fiches, puis des sites, puis des annuaires. Votre page arrive loin, et souvent hors du premier écran d'un téléphone.

Quand quelqu'un n'a pas de compte Facebook. Selon l'âge de votre clientèle, c'est entre un tiers et la moitié des gens. Une page publique reste consultable sans compte, mais l'expérience est parasitée par les bandeaux d'inscription, et beaucoup abandonnent.

Quand votre carte change. Sur une page, une carte publiée en mars est enterrée sous six mois de publications en septembre. Les clients trouvent l'ancienne, avec les anciens prix, et arrivent avec de fausses attentes.

Quand la page disparaît. Suspension automatique, compte piraté, changement de règles : ça arrive, sans préavis et sans interlocuteur. Vous perdez alors vos photos, vos avis, vos abonnés et votre adresse en même temps.

Quand un client veut réserver à 23 h. Un message privé sur Facebook attend que vous le lisiez. Un formulaire de réservation arrive dans votre boîte mail avec le nom, le nombre de couverts et l'heure.

Le point que personne ne dit

Une page Facebook n'est pas votre vitrine, c'est un emplacement que vous louez, dans une galerie marchande dont vous ne fixez ni les horaires, ni les règles, ni la disposition.

Tout ce que vous y construisez appartient à quelqu'un d'autre. Vos photos, vos avis, la liste de vos abonnés : vous ne pouvez rien emporter. C'est supportable tant que rien ne se passe. Le jour où quelque chose se passe, c'est total.

Un nom de domaine à votre nom, c'est l'inverse : même si vous changez de prestataire, l'adresse reste la vôtre, et tout ce qui pointe vers elle continue de fonctionner.

La bonne réponse, la plupart du temps

Ce n'est pas l'un ou l'autre, et c'est ce qui rend l'objection trompeuse.

Gardez votre page pour ce qu'elle fait très bien : l'actualité, la relation, le plat du jour, la photo du week-end. C'est un excellent canal pour les gens qui vous suivent déjà.

Ayez un site pour ce qu'elle fait mal : être trouvé par ceux qui ne vous connaissent pas, montrer la carte à jour, prendre une réservation la nuit, et exister en dehors d'une plateforme.

Les deux se renforcent : le lien du site dans la page, le lien de la page sur le site, et la même adresse et le même numéro partout. C'est cette cohérence que Google récompense.

Ce que ça coûte de tester

Nous avons compté, commune par commune, combien de commerces n'ont aujourd'hui qu'une page de plateforme : les chiffres sont publics. Dans la plupart des villes, c'est près de quatre commerces sur dix.

Et pour voir concrètement la différence, Chez Lucie est un site de démonstration que vous pouvez modifier vous-même : changez un prix, ajoutez une photo, regardez ce que ça donne sur votre téléphone.

Si après ça vous pensez toujours que votre page suffit, elle suffit probablement.

Et si votre commerce avait son site ?

150 € TTC une fois, hébergement et nom de domaine offerts 12 mois, puis 70 € TTC par an. Prêt sous 5 jours, et on retouche jusqu'à ce que ça vous plaise.